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  • L’AUF rejoint l’Alliance mondiale pour l’éducation numérique et renforce son engagement en faveur d’une IA inclusive

    L’AUF rejoint l’Alliance mondiale pour l’éducation numérique et renforce son engagement en faveur d’une IA inclusive

    L’intelligence artificielle transforme progressivement les systèmes éducatifs à travers le monde, ouvrant de nouvelles perspectives en matière d’apprentissage, de recherche et de gouvernance universitaire. Face à ces mutations, les organisations internationales multiplient les initiatives pour accompagner les établissements d’enseignement supérieur dans leur transition numérique. C’est dans cette dynamique que l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF) a franchi une nouvelle étape en intégrant la World Digital Education Alliance (WDEA), un réseau international engagé dans la transformation numérique de l’éducation.

    L’AUF a officiellement rejoint la World Digital Education Alliance à l’occasion de la World Digital Education Conference 2026 (WDEC2026), organisée du 11 au 13 mai à Hangzhou, en Chine.

    Placée sous le thème « AI+ Education : Transformation, Development and Governance », cette rencontre internationale a réuni des décideurs publics, des responsables d’établissements d’enseignement supérieur, des chercheurs et des experts du numérique venus du monde entier pour échanger sur les enjeux liés à l’intégration de l’intelligence artificielle dans l’éducation.

    C’est lors de l’Assemblée générale de la WDEA, tenue en marge de la conférence, que l’AUF a été officiellement accueillie parmi les membres de cette alliance mondiale.

    Un réseau international dédié à la transformation numérique de l’éducation

    Créée en janvier 2024 lors de la conférence mondiale sur l’éducation numérique de Shanghai, la World Digital Education Alliance rassemble aujourd’hui plus de 115 institutions issues de 43 pays.

    L’organisation est administrée depuis Pékin par un secrétariat conjoint hébergé par l’Université normale de Pékin (Beijing Normal University) et l’Association for International Exchange of China Education (CEAIE). Son objectif est de favoriser la coopération internationale autour des innovations pédagogiques, des technologies éducatives et des politiques de transformation numérique.

    L’approche francophone de l’AUF mise en avant

    À l’occasion de cette conférence, Nicolas Maïnetti, directeur régional de l’AUF pour l’Asie-Pacifique, a présenté une communication consacrée à l’accompagnement des universités dans l’intégration de l’intelligence artificielle.

    Intitulée « How an international organisation supports universities in integrating AI: The AUF’s inclusive and multilingual approach across 120 countries », cette intervention a été corédigée avec le professeur Slim Khalbous, recteur de l’AUF, Bénédicte Decaux, conseillère au cabinet du recteur, et Marielle Payaud, cheffe de cabinet.

    La présentation a mis en lumière la stratégie développée par l’AUF pour accompagner les établissements d’enseignement supérieur face aux défis de l’intelligence artificielle. Cette approche repose sur trois axes principaux : le soutien à la gouvernance et aux politiques publiques, le renforcement des compétences pédagogiques des enseignants et l’appui à la recherche francophone dans le domaine de l’IA.

    Défendre la diversité linguistique dans les débats sur l’IA

    Pour l’AUF, cette adhésion représente également une opportunité stratégique de faire entendre la voix de la Francophonie dans les discussions internationales sur l’avenir de l’éducation numérique.

    En rejoignant la WDEA, l’organisation entend promouvoir une vision inclusive de l’intelligence artificielle, prenant en compte la diversité linguistique et culturelle des systèmes éducatifs à travers le monde. L’objectif est également de contribuer à l’élaboration de standards internationaux capables de répondre aux réalités des environnements multilingues et aux besoins spécifiques des pays du Sud.

    Cette intégration au sein de l’alliance mondiale confirme ainsi la volonté de l’AUF de jouer un rôle actif dans la définition des futures politiques éducatives à l’ère de l’intelligence artificielle, tout en veillant à ce que la transformation numérique bénéficie à l’ensemble des communautés universitaires francophones.

  • WEBINAIRE : « Les formations qui ouvrent les portes de l’emploi »

    WEBINAIRE : « Les formations qui ouvrent les portes de l’emploi »

    Le 17 juin à 15h GMT, plusieurs universités africaines présentent leur offres de formation (e-learning). C’est l’ occasion de découvrir les opportunités qui existent sur le continent

  • Le CAMES lance une enquête sur l’impact de l’intelligence artificielle dans l’évaluation académique

    Le CAMES lance une enquête sur l’impact de l’intelligence artificielle dans l’évaluation académique

    L’intelligence artificielle bouleverse progressivement les pratiques dans l’enseignement supérieur et la recherche scientifique. De la production de contenus académiques à l’évaluation des travaux scientifiques, ces nouvelles technologies soulèvent de nombreuses interrogations sur la qualité, l’éthique et la fiabilité des processus d’évaluation. Face à ces mutations, le Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES) souhaite mieux comprendre les effets de l’IA sur ses mécanismes d’évaluation et lance une vaste enquête auprès des acteurs du monde universitaire.

    Le CAMES a annoncé, le 6 mai 2026, le lancement d’une étude consacrée à l’impact de l’intelligence artificielle sur l’évaluation de ses Programmes statutaires. Cette démarche s’inscrit dans un contexte où les outils d’IA générative prennent une place croissante dans les activités d’enseignement, de recherche et de production scientifique.

    L’objectif est de recueillir des données permettant d’évaluer les transformations en cours, d’identifier les opportunités offertes par ces technologies, mais également de mieux appréhender les défis qu’elles posent pour les procédures d’évaluation académique.

    Les acteurs universitaires invités à contribuer

    Pour mener cette étude, le CAMES sollicite la participation de l’ensemble des parties prenantes impliquées dans ses Programmes statutaires.

    L’enquête s’adresse notamment aux enseignants-chercheurs candidats, aux responsables d’établissements d’enseignement supérieur, aux membres de jurys, aux experts évaluateurs, aux éditeurs de revues scientifiques ainsi qu’aux personnels administratifs.

    À travers leurs témoignages et leurs retours d’expérience, l’institution entend recueillir à la fois des données factuelles et des perceptions sur l’utilisation de l’intelligence artificielle dans les processus d’évaluation et de validation académique.

    Des enjeux majeurs pour l’avenir de l’évaluation scientifique

    L’émergence de l’intelligence artificielle soulève de nouvelles questions pour les institutions universitaires. Comment garantir l’intégrité scientifique des travaux soumis ? Quels outils mettre en place pour détecter ou encadrer l’usage de l’IA ? Comment adapter les critères d’évaluation aux nouvelles pratiques numériques ?

    Autant de problématiques auxquelles le CAMES souhaite apporter des réponses afin de préserver la qualité et la crédibilité de ses procédures tout en tenant compte des évolutions technologiques qui transforment l’enseignement supérieur à l’échelle mondiale.

    Une participation essentielle à la réflexion institutionnelle

    Le questionnaire, dont le temps de réponse est estimé entre 15 et 25 minutes selon le profil des participants, est accessible en ligne. Le CAMES précise que l’ensemble des réponses recueillies demeurera strictement confidentiel et sera exploité uniquement dans le cadre d’analyses institutionnelles agrégées.

    À travers cette initiative, l’organisation entend alimenter une réflexion stratégique sur l’avenir de ses Programmes statutaires et sur les adaptations nécessaires face à l’essor de l’intelligence artificielle dans le monde académique.

    Le questionnaire est disponible sur le site de l’organisation : https://www.lecames.org/enquete-sur-limpact-de-lia-dans-levaluation-des-programmes-statutaires-du-cames/

  • Égypte : l’AUF accélère l’intégration de l’intelligence artificielle dans les universités partenaires

    Égypte : l’AUF accélère l’intégration de l’intelligence artificielle dans les universités partenaires

    L’intelligence artificielle s’impose progressivement comme un levier de transformation majeur pour l’enseignement supérieur. Face à l’évolution rapide des technologies et des besoins du marché de l’emploi, les universités sont appelées à repenser leurs méthodes pédagogiques et à adapter leurs formations aux compétences de demain. En Égypte, cette transition est au cœur d’un projet porté par l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF), qui accompagne plusieurs établissements dans l’intégration de l’IA au sein de leurs programmes académiques.

    Le 5 mai 2026, l’AUF a organisé sa première réunion nationale de coordination avec les universités bénéficiaires du projet « Soutien à l’intégration de l’intelligence artificielle dans l’enseignement supérieur au Moyen-Orient », financé par le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères.

    Organisée en ligne, la rencontre a réuni des représentants de l’Université Française d’Égypte, de l’Université d’Alexandrie et de l’Université d’El Alamein, ainsi que des membres du Service de Coopération et d’Action Culturelle (SCAC) de l’Ambassade de France en Égypte.

    Trois axes pour accompagner la transformation des universités

    Les échanges ont permis de faire le point sur l’avancement du projet autour de ses trois principales composantes : l’intégration pédagogique de l’intelligence artificielle, la création de Learning Labs au sein des universités partenaires et l’adaptation des cursus universitaires aux évolutions technologiques et professionnelles liées à l’IA.

    Les établissements participants ont notamment présenté les initiatives déjà engagées dans leurs campus ainsi que les premiers résultats des formations destinées aux enseignants et aux personnels académiques.

    Des universités mobilisées autour de l’innovation pédagogique

    Au cours de la réunion, les représentants des universités ont partagé leurs expériences concernant l’intégration progressive de l’intelligence artificielle dans les pratiques pédagogiques. Ces retours ont permis d’identifier les avancées réalisées, mais aussi les défis à relever pour accompagner durablement cette transformation au sein des établissements d’enseignement supérieur.

    L’objectif du projet est de favoriser une appropriation responsable et efficace des outils d’IA tout en renforçant les capacités des universités à préparer les étudiants aux mutations du monde professionnel.

    Prochaines étapes : étude prospective et adaptation des cursus

    La réunion a également permis d’examiner le calendrier des prochaines actions prévues dans le cadre du projet.

    Parmi les échéances majeures figure la publication, prévue pour la fin du mois de mai 2026, d’une étude prospective consacrée aux compétences émergentes liées à l’intelligence artificielle. Ce travail doit permettre d’identifier les évolutions du marché de l’emploi et les nouveaux besoins en matière de formation.

    Les résultats de cette étude alimenteront notamment un atelier national consacré à l’adaptation des cursus universitaires, qui se tiendra au Caire à la fin du mois de juin 2026. Cet événement réunira les différents acteurs impliqués afin de réfléchir aux évolutions nécessaires pour mieux préparer les étudiants aux défis de l’économie numérique.

    Une coopération au service de l’enseignement supérieur

    À travers cette initiative, l’AUF et ses partenaires entendent accompagner les universités égyptiennes dans leur transition vers un enseignement supérieur plus innovant et mieux adapté aux enjeux de l’intelligence artificielle. Le projet illustre également le renforcement de la coopération académique entre la France et l’Égypte autour des questions de transformation numérique et de développement des compétences de demain.

  • eLearning Africa 2026 : Accra accueille le plus grand rendez-vous africain de l’éducation numérique

    eLearning Africa 2026 : Accra accueille le plus grand rendez-vous africain de l’éducation numérique

    La conférence eLearning Africa 2026 se tiendra au Labadi Beach Hotel d’Accra, au Ghana, réunissant plus de 1 300 acteurs de l’éducation, de la formation, du numérique, du secteur privé et des pouvoirs publics venus de toute l’Afrique et d’ailleurs.

    Depuis son lancement en 2005, eLearning Africa s’est imposé comme le principal forum continental consacré à l’enseignement, à la formation et au développement des compétences à l’ère du numérique. L’événement constitue une plateforme privilégiée d’échanges entre décideurs, responsables politiques, experts, investisseurs et praticiens engagés dans la transformation des systèmes éducatifs et de formation.

    Cette nouvelle édition offrira l’opportunité de débattre des enjeux liés aux technologies éducatives, à l’innovation pédagogique et au développement des compétences numériques, tout en favorisant la création de partenariats stratégiques à l’échelle du continent.

    Organisée dans la capitale ghanéenne, la conférence ambitionne une nouvelle fois de rassembler les principaux acteurs qui façonnent l’avenir de l’éducation et de la formation en Afrique.

  • Comores : un nouveau centre D-CLIC ouvre ses portes à Ikoni pour former les jeunes aux métiers du numérique

    Comores : un nouveau centre D-CLIC ouvre ses portes à Ikoni pour former les jeunes aux métiers du numérique

    L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) poursuit son engagement en faveur de l’insertion professionnelle des jeunes en Union des Comores. Le 28 avril 2026, le Représentant de l’OIF pour l’océan Indien et le ministre comorien de la Jeunesse, de l’Emploi, du Travail, des Sports, des Arts et de la Culture ont officiellement inauguré un nouveau centre de formation D-CLIC au sein du Centre de lecture et d’animation culturelle (CLAC) d’Iconi.

    Cette ouverture marque une étape importante dans le développement de l’initiative « D-CLIC dans les CLAC », lancée par l’OIF afin de renforcer les compétences numériques des jeunes francophones. Après l’ouverture d’un premier centre au Togo en 2025, celui d’Iconi devient le deuxième espace de ce type à voir le jour dans le réseau des CLAC.

    Entièrement équipé, le centre accueillera une première promotion de 60 jeunes âgés de 18 à 35 ans. Les bénéficiaires suivront des formations spécialisées dans les métiers techniques du numérique, dans la continuité des programmes déjà déployés aux Comores. Depuis 2025, ces formations ont permis à 225 jeunes et femmes d’acquérir de nouvelles compétences favorisant leur employabilité.

    Créés aux Comores dès 1995, les Centres de lecture et d’animation culturelle jouent un rôle essentiel dans l’accès à la lecture, à la culture et à l’éducation. Aujourd’hui, ces espaces de proximité deviennent également des leviers de développement numérique, notamment pour les jeunes vivant dans les zones rurales et périurbaines.

    Afin d’assurer un environnement d’apprentissage durable, le CLAC d’Iconi a également bénéficié du programme « Solaire pour la lecture et la culture » de l’OIF. Grâce à l’installation d’équipements photovoltaïques, le centre dispose désormais d’une autonomie énergétique renforcée, garantissant le bon fonctionnement des activités de formation.

    À travers l’initiative « D-CLIC dans les CLAC », l’OIF entend favoriser l’accès à l’éducation, à la formation et à l’emploi pour les jeunes et les femmes de l’espace francophone. L’objectif est de renforcer durablement leur insertion professionnelle et leur accès aux opportunités économiques offertes par la transformation numérique.

    Lors de la cérémonie, le Représentant de l’OIF pour l’océan Indien a réaffirmé la volonté de l’organisation de soutenir le développement des compétences et l’intégration professionnelle des jeunes francophones. De son côté, le ministre de la Jeunesse a salué un partenariat qu’il qualifie de stratégique, mettant en avant le rôle central du numérique dans la formation, l’emploi et l’innovation. Il a également exprimé sa reconnaissance envers l’OIF pour son accompagnement aligné sur les priorités nationales en matière de développement du capital humain et de promotion de l’entrepreneuriat des jeunes.

    Cette inauguration s’inscrit enfin dans un vaste programme de modernisation du réseau des CLAC en Union des Comores, engagé depuis 2025 et comprenant notamment le renouvellement des fonds documentaires ainsi que la modernisation des équipements.

  • Gabon : le programme D-CLIC a formé 300 jeunes aux métiers du numérique

    Gabon : le programme D-CLIC a formé 300 jeunes aux métiers du numérique

    Le 14 avril 2026, l’OIF et l’opérateur de formation Ogooué Labs ont officiellement lancé les activités de formation et d’accompagnement à l’insertion professionnelle du projet « D-CLIC, formez-vous au Numérique avec l’OIF » à Libreville.

    La cérémonie s’est déroulée sous la présidence du ministère de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation. Elle a réuni plusieurs personnalités, dont le Vice-président du Conseil économique, social, environnemental et cultuel, ainsi que des représentants du secteur du numérique, de la formation professionnelle et de l’écosystème entrepreneurial gabonais.

    Ce lancement intervient après un appel à candidatures qui a suscité un fort intérêt auprès de la jeunesse gabonaise, avec plus de 1 300 dossiers enregistrés.

    300 bénéficiaires à Libreville et Port-Gentil

    Dans le cadre de cette nouvelle phase d’expansion du programme, 300 jeunes et femmes de Libreville et de Port-Gentil seront formés à plusieurs métiers du numérique répondant aux besoins actuels du marché du travail.

    Les bénéficiaires pourront notamment se spécialiser dans les domaines du marketing digital, de la création de contenus numériques et du développement web. Les formations porteront plus précisément sur les métiers de référent digital en marketing, de créateur digital et de développeur web.

    Au-delà des compétences techniques, le programme prévoit également un accompagnement à l’insertion professionnelle afin de faciliter l’accès à l’emploi ou le lancement de projets entrepreneuriaux.

    Un engagement salué par les autorités

    Lors de son intervention, le Représentant de l’OIF pour l’Afrique centrale a salué les efforts entrepris par les autorités gabonaises pour favoriser l’émergence d’un environnement propice à la formation et à l’employabilité des jeunes dans les métiers du numérique.

    Il a notamment souligné l’importance de préparer les nouvelles générations aux opportunités offertes par un secteur en pleine expansion, considéré comme un moteur de croissance et d’innovation pour les économies africaines.

    Plus de 400 jeunes déjà accompagnés au Gabon

    Le Gabon bénéficie du soutien de l’OIF dans le cadre du projet D-CLIC depuis plusieurs années. Les trois précédentes éditions ont permis de former et d’accompagner 433 jeunes et femmes dans leur parcours professionnel.

    Avec cette nouvelle cohorte de 300 bénéficiaires, l’organisation poursuit son action en faveur du développement des compétences numériques et du renforcement de l’employabilité des jeunes gabonais.

    Un projet au service de l’emploi et de l’entrepreneuriat

    Mis en œuvre dans le cadre de la Stratégie de la Francophonie numérique 2022-2026, le projet D-CLIC vise à renforcer les compétences numériques des jeunes et des femmes dans l’espace francophone. L’ambition est de leur offrir davantage d’opportunités d’insertion professionnelle, aussi bien dans les entreprises que dans l’entrepreneuriat, tout en contribuant à la transformation numérique des économies francophones.

  • Égypte : l’Université française d’Égypte forme ses enseignants à l’intelligence artificielle pour transformer les pratiques pédagogiques

    Égypte : l’Université française d’Égypte forme ses enseignants à l’intelligence artificielle pour transformer les pratiques pédagogiques

    L’intelligence artificielle s’impose progressivement dans le paysage de l’enseignement supérieur, modifiant les méthodes d’apprentissage et les pratiques pédagogiques. Dans ce contexte de transformation rapide, les universités cherchent à outiller leurs enseignants afin d’intégrer ces technologies de manière responsable et efficace. En Égypte, l’Université française d’Égypte (UFE) a engagé une nouvelle étape de cette transition en lançant un programme de formation dédié à l’usage de l’IA dans l’enseignement.

    Le lundi 6 avril 2026, l’Université française d’Égypte a officiellement lancé une série de formations destinées à ses enseignants sur l’intégration de l’intelligence artificielle dans les pratiques pédagogiques. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet régional « Intégration de l’intelligence artificielle dans l’enseignement supérieur au Moyen-Orient », piloté par l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF) et financé par le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères.

    Ce dispositif vise à accompagner les enseignants dans une appropriation réfléchie de l’intelligence artificielle, en mettant l’accent sur les dimensions éthiques, pédagogiques et méthodologiques de son utilisation en milieu universitaire.

    Des contenus axés sur l’innovation pédagogique et l’éthique

    Les formations proposées couvrent plusieurs thématiques essentielles liées à la transformation des pratiques d’enseignement. Les participants sont notamment initiés aux fondements de l’intelligence artificielle et à ses impacts sur les processus d’apprentissage.

    Le programme aborde également l’utilisation de la ludification (gamification) comme levier de motivation des étudiants, la conception de scénarios pédagogiques innovants, ainsi que la promotion d’une éducation inclusive adaptée aux évolutions technologiques.

    Une attention particulière est également accordée aux enjeux éthiques liés à l’intelligence artificielle générative, afin de sensibiliser les enseignants aux bonnes pratiques et aux risques potentiels associés à ces outils.

    Ces sessions sont complétées par un SPOC (Small Private Online Course) développé par l’AUF en français et en arabe, permettant de prolonger l’apprentissage et d’assurer la diffusion des contenus au-delà des formations en présentiel.

    Une dynamique régionale portée par l’AUF

    Cette initiative s’inscrit dans une stratégie régionale plus large visant à renforcer les capacités des établissements d’enseignement supérieur du Moyen-Orient face aux transformations induites par l’intelligence artificielle. L’objectif est de permettre aux universités de mieux préparer les étudiants aux compétences attendues sur le marché du travail, notamment dans les secteurs les plus impactés par la digitalisation et l’automatisation.

    Dans cette perspective, l’AUF prévoit également d’accompagner prochainement la création d’un Learning Lab au sein de l’Université française d’Égypte. Cet espace aura pour vocation de favoriser l’expérimentation et le développement de pratiques pédagogiques innovantes intégrant l’intelligence artificielle.

    Vers une transformation durable de l’enseignement supérieur

    À travers ce programme, l’Université française d’Égypte et ses partenaires entendent contribuer à une transformation durable de l’enseignement supérieur, en plaçant l’innovation pédagogique et l’éthique au cœur de l’intégration de l’intelligence artificielle. Cette démarche illustre l’évolution progressive des universités vers des modèles d’apprentissage plus interactifs, inclusifs et adaptés aux enjeux technologiques contemporains.

  • Éthiopie : l’Université d’Addis-Abeba sensibilise les journalistes à l’usage éthique de l’intelligence artificielle

    Éthiopie : l’Université d’Addis-Abeba sensibilise les journalistes à l’usage éthique de l’intelligence artificielle

    L’intelligence artificielle transforme rapidement les pratiques journalistiques, offrant de nouvelles possibilités pour la collecte, l’analyse et la production de l’information. Toutefois, son utilisation soulève également des questions cruciales liées à la vérification des faits, à la transparence et à la responsabilité éditoriale. Consciente de ces enjeux, l’Université d’Addis-Abeba a réuni professionnels des médias et étudiants autour d’un atelier consacré à l’intégration éthique de l’IA dans les salles de rédaction.

    Le 1er avril 2026, l’École des médias et de la communication de l’Université d’Addis-Abeba a organisé un atelier intitulé « Transformer les salles de rédaction : applications IA pour les professionnels des médias » au sein de son Centre de technologie des médias.

    L’événement a rassemblé des journalistes, des professionnels des médias et des étudiants afin d’explorer les opportunités offertes par l’intelligence artificielle tout en réfléchissant aux défis éthiques qu’elle pose pour la profession.

    L’humain au cœur du processus éditorial

    Parmi les intervenants figurait James LeMay, journaliste et expert international reconnu pour ses travaux sur les technologies des médias et l’intelligence artificielle appliquée au journalisme.

    Au cours de son intervention, il a insisté sur la nécessité de maintenir une supervision humaine constante dans les processus éditoriaux utilisant l’IA. Selon lui, les outils d’intelligence artificielle peuvent améliorer l’efficacité des rédactions, mais ne doivent jamais se substituer au jugement professionnel des journalistes et des éditeurs.

    Il a notamment rappelé que la responsabilité finale du contenu publié demeure entre les mains des professionnels de l’information, qu’il soit ou non produit avec l’assistance de technologies d’IA.

    Transparence et vérification des faits

    L’un des principaux messages de l’atelier a porté sur l’importance de la transparence. Les participants ont été encouragés à mettre en place des politiques éditoriales claires concernant l’utilisation de l’intelligence artificielle dans la production des contenus.

    James LeMay a également souligné la nécessité d’indiquer clairement lorsqu’un contenu a été généré ou assisté par l’IA afin de préserver la confiance du public et de lutter contre les risques de désinformation.

    La vérification des faits a occupé une place centrale dans les discussions. L’expert a rappelé que les systèmes d’intelligence artificielle peuvent produire des informations inexactes ou trompeuses, rendant indispensable un travail rigoureux de contrôle et de validation avant toute publication.

    Prévenir les biais et protéger les données sensibles

    Les échanges ont également porté sur les risques liés aux biais algorithmiques. Les participants ont été invités à intégrer des mécanismes de contrôle permettant d’identifier et de corriger les éventuelles discriminations ou distorsions produites par les systèmes d’IA.

    La protection des données sensibles a également été évoquée comme un enjeu majeur. Les professionnels des médias ont été sensibilisés à l’importance de préserver la confidentialité des informations utilisées dans les outils d’intelligence artificielle afin d’éviter toute exploitation non autorisée.

    Vers un journalisme augmenté par l’IA

    À travers cette initiative, l’Université d’Addis-Abeba témoigne de l’intérêt croissant du secteur médiatique éthiopien pour une adoption responsable des technologies émergentes.

    L’atelier a mis en évidence que si l’intelligence artificielle peut contribuer à accélérer le traitement de l’information et à enrichir le travail journalistique, elle ne saurait remplacer les principes fondamentaux du métier. Vérification, transparence, responsabilité éditoriale et lutte contre les biais demeurent les piliers d’un journalisme de qualité à l’ère numérique.

    Pour les organisateurs, l’avenir des médias repose ainsi sur un équilibre entre innovation technologique et respect des exigences éthiques qui fondent la confiance du public.

  • Accra accueille un atelier panafricain sur le leadership et la transformation numérique dans l’enseignement supérieur

    Accra accueille un atelier panafricain sur le leadership et la transformation numérique dans l’enseignement supérieur

    Du 5-8 mai 2026, le Secrétariat de l’Association des universités africaines (AAU), à Accra (Ghana), accueillera un atelier de leadership exécutif consacré à la transformation numérique dans l’enseignement supérieur africain.

    Organisé par l’AAU en partenariat avec eLearnAfrica, cet événement réunira entre 40 et 60 responsables académiques et administratifs, dont des vice-chanceliers adjoints, doyens, registraires, enseignants et responsables de projets numériques. Les participants échangeront autour de thématiques clés telles que la cybersécurité, l’intelligence artificielle et les compétences numériques, avec pour objectif de renforcer la gouvernance et la préparation numérique des établissements d’enseignement supérieur.

    À travers des sessions immersives et des travaux pratiques, les participants élaboreront des plans d’action adaptés à leurs institutions et intégreront un réseau continental de leaders engagés dans la transformation numérique de l’enseignement supérieur africain

    Pour plus d’informations : https://aau.org/2026/03/digital-transformation-in-practice-from-strategy-to-execution-an-executive-leadership-workshop/